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L’entreprise

L’histoire de Choupette et Compagnie

La genèse

En 1995, sous l’impulsion de Marie-Lise Peyrache et Geneviève Roussel, naît l’association Ker Jeanne. Son but, déjà à cette époque, était d’apporter la musique dans les lieux où elle faisait défaut et où, peut-on dire, elle manquait cruellement. Les musiciens se déplaçaient ainsi avec enthousiasme dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les prisons ainsi que tous les établissements accueillant des personnes en souffrance afin de transmettre l’énergie nécessaire à la vie en société, celle qui tous nous anime, nous porte humainement, et qui, plus simplement, nous donne envie de vivre.

Des années durant, Ker Jeanne a sillonné la Bretagne, la France et plusieurs de ses pays voisins. Elle a offert des concerts mémorables au public qui l’a reçue grâce aux interprétations de professionnels amoureux de l’art et ayant à cœur de partager leur joie de vivre naturelle. Ce n’était pas une musique qui s’entendait mais bel et bien toutes les musiques en effervescence dans le monde : classique, jazz, tzigane, folk, etc. Le résultat était tel que la fréquence des représentations grimpa à trois fois par semaine à l’Hôpital – Sud de Rennes pendant une certaine période.

Attestant du sérieux et du prestige accordée à l’association Ker Jeanne, étaient élus présidents d’honneur les personnes sous-mentionnées :

Professeur Henri Joyeux
Chirurgien – Cancérologue

Frédéric Lodéon Violoncelliste – Chef d’orchestre

Mais la richesse de cœur imputable à la fondatrice de Ker Jeanne, Marie-Lise Peyrache, allait bien au-delà de prodiguer la musique à ceux qui en sont privés puisque l’association qu’elle a créée s’était également fixée comme devoir de venir en aide aux enfants abusés, surtout, à ne pas rester indifférent aux sorts de ces malheureux et innocents qui ne méritent pas, de ce fait, de voir leur avenir compromis à cause de criminels aux actes trop souvent laissés impunis.

« […] Elle (en parlant de l’association) s’engage à soutenir d’autres associations dont le but humanitaire est de faire respecter toutes personnes en souffrance adultes ou enfants et en particulier les enfants maltraités. L’association Ker Jeanne s’engage à défendre auprès des tribunaux nationaux et internationaux l’enfant en danger et victime de toutes formes de maltraitance. »

Extrait de l’article 2 des statuts de l’association Ker Jeanne

Le renouveau

Association à la cause louable et par ailleurs fort louée par ses bénéficiaires, ce fut véritablement à contrecœur que l’association cessa ses activités et dit au revoir aux personnes qui avaient soit soutenues son ascension sociale soit écouté avec ravissement ses prestations musicales. La raison est simple. Marie-Lise PEYRACHE qui est de confession chrétienne a tout bonnement refusé d’entrer dans la franc-maçonnerie qui le lui avait proposé pour avoir la possibilité de toucher les subventions promises. Ce refus a eu pour conséquence d’annuler toutes les aides et subventions allant jusqu’à lui interdire l’accès aux établissements sur la ville de Rennes qui bénéficiaient des activités musicales de Ker Jeanne.

N’oublions pas que les 7 notes de musique sont issus de l’hymne à Saint Jean-Baptiste, le prophète qui a baptisé Jésus Christ, le fils de Dieu.

Ut queam maxi
Resonare fibrose
Mira gestorum
Famuli tuorum
Solve polluti
Labii reatum
Sancte Iohannes.
Afin que tes serviteurs
Puissent chanter
A gorge déployée
Tes accomplissements merveilleux
Ôte le péché
De leur lèvres souillées
Saint Jean

Malgré tout, Marie-Lise était bien décidée à maintenir son engagement envers toutes les personnes en détresse qu’elle a croisées sur sa route. Elle continua ainsi à mener des actions de son côté en attendant de remobiliser des moyens et des individus formulant le même vœu qu’elle. Musicienne hors-pair, elle a en outre toujours estimé très important de mettre son talent au service des autres sinon elle considère à juste titre que c’est un talent perdu.

Voilà comment en 2021, elle en vint à créer sa propre entreprise, Choupette et Compagnie, dans la droite lignée de Ker Jeanne.

La philosophie de Choupette et Compagnie

Plus d’humanité

Comme il est possible de s’en douter après lecture du paragraphe précédent, l’entreprise est imprégnée de la même philosophie que l’association avant elle. Elle fait suite à un constat qui ne devrait pas susciter de débat tant l’expérience des uns et des autres participe à son élaboration : la part d’humanité présente en chacun de nous et dans les milieux où elle devrait être le plus présente n’est en général plus perceptible. Nous ne disons pas qu’elle n’existe pas. Nous disons que nous ne la ressentons plus nettement, que ce n’est plus ce qui ressort lorsque par exemple nous sommes admis à l’hôpital, en maison de retraite, ou lorsque nous atterrissons en prison après avoir pris un mauvais chemin. Autrement dit, nous disons que l’humanité qui est notre médicament à tous ne circule plus comme elle a pu circuler par le passé et fatalement, qu’elle n’est plus distribuée en quantité suffisante.

Dès lors, au lieu d’être accueilli avec l’amabilité et le respect qui nous sont dus, et surtout au lieu de recevoir tous les soins attendus pour notre guérison, nous sommes ce que tout le monde est aujourd’hui, nous sommes avant tout un produit de l’économie mondiale. Le personnel soignant est sommé d’abattre un travail de plus en plus conséquent avec des moyens toujours amoindris. Il n’a plus le temps pour rien. Alors oui, il soigne encore. Heureusement ! Mais dans quelles conditions ? Et il en va de même pour le personnel carcéral, bien sûr, qui ne sait plus comment diriger ses efforts dans le sens d’une réintégration réussie des détenus.

Plus de solidarité

Ce que Choupette et Compagnie déplore par-dessus tout, c’est la défaillance des pouvoirs publics qui poussent toujours plus les citoyens y compris les esprits les plus brillants parmi eux à vivre en contradiction avec leurs idées. Un jour, c’est blanc. Le lendemain, c’est noir. On navigue à vue est l’une des expressions les plus utilisées en ces temps de pandémie mais pas besoin de crise sanitaire ou de crise tout court pour savoir que le commandant du bateau France, depuis des années, l’ancien ou ses remplaçants successifs, ne sait pas parfaitement où il va et qu’il rectifie la direction du bateau en permanence selon les récifs et la météo qu’on lui annonce.

Plus le temps passe et plus on manque de repères. C’est terrible quoi qu’on en dise parce qu’en attendant, la jeunesse se désespère ! Tout est permis, se dit celle-ci et à raison. Car si tout est permis alors pourquoi être solidaire les uns avec les autres ? Ne perdure en réalité qu’un sentiment d’évanescence, le sentiment d’un vécu éphémère auquel il ne faut pas qu’on s’attache.

Pour vivre ensemble, proclame Choupette, il est primordial de ne pas se laisser aller à la défiance et surtout, de ne pas dresser des barrières entre nous mais bien autour de nous. Il faut se fixer des limites. Les limites sont une sécurité, elles sont notre force. Je n’exige pas trop, ne vise pas trop haut, ne tape pas trop fort, etc, et de fait, je me garanti d’être toujours entouré tout en ayant le nécessaire pour vivre.

Plus de simplicité

Enfin, pour Choupette et Compagnie, il est crucial de laisser tomber les masques qu’on voudrait nous faire porter à toute heure au sens propre comme au figuré, et de redevenir un être humain qui, pour s’épanouir, n’a besoin dans sa vie que d’amour à égalité avec la bonté. Si la niaiserie de cette déclaration pourra aller jusqu’à faire sourire le bon cynique qui la lit (car nous aimons le cynisme), elle ne dément cependant pas le fond de la déclaration. Il est même réconfortant de se dire que la solution est dans la simplicité. Soyons juste humain, donnons pour donner et tout rentrera dans l’ordre !

Les missions de Choupette et Compagnie

Mission n°1

Offrir aux personnes isolées quelle que soit la cause de leur isolement un spectacle digne de ce nom, ce qui signifie formuler en amont une proposition artistique qui répondra à leurs attentes et qui, en pratique, les sortira de leur isolement et leur donnera la matière essentielle à rêver, également à passer sur l’autre rive dans la sérénité.

Le spectacle musical est la première forme de spectacle offerte par l’entreprise. Ceci dit, selon les opportunités à venir et si l’émotion est de mise également, Choupette et Compagnie n’exclut pas à l’avenir de prodiguer des spectacles qui sollicitent d’autres sens. Le jour où, soyez assurés que l’entreprise ne manquera pas d’en informer ses lecteurs.

Mission n°2

Montrer l’exemple, ni plus ni moins. Parce que ce n’est pas en disant aux autres quoi faire que les choses sont faites et bien faites. De plus, montrer l’exemple n’est certainement pas un acte anodin. Ce n’est pas le comportement passif qu’on voudrait nous faire croire. Ainsi, Choupette entend bien montrer l’exemple sans pour autant se départir de son humilité. Elle entend inciter les gens capables d’améliorer les conditions de vie de ses semblables de faire preuve de générosité comme elle le fait, de donner du temps pour eux et de ne pas se désister sous prétexte que l’argent fait défaut.

Les comportements ne changent vraiment que quand il y a des exemples à suivre.

Mission n°3

Soutenir les enfants victimes d’abus sexuels ou de maltraitance grave. Écouter les plaignants, écouter les familles des plaignants si elles existent jusqu’à les accompagner dans des procédures difficiles qui par nature ajoutent de la peine à la peine et qui découragent n’importe qui déjà fragilisé mentalement.

Choupette, en vérité, ne recule devant rien ni personne quand il s’agit d’enfants ! De fait, elle parle aussi haut et fort quand d’autres se taisent car : « quand Choupette rouspète, ça pète ! » (interview de Choupette en janvier 2014).

Pour les enfants, elle prend aussi son violon, offre des concerts beaux et mémorables.

Article de presse illustrant le concert pour Sara
Article de journal

Par le passé, elle a par exemple donné un concert à Solgne pour Sara, son association créée en 2003 qui défend les enfants abusés sexuellement (son combat continue encore aujourd’hui, devant les tribunaux et sur Internet grâce à des personnes influentes).

Elle se produit toujours dans les écoles, comme à Sainte-Anne d’Auray au début de l’année 2021 (article dans le télégramme). Elle divertit, instruit et encourage les plus jeunes à développer leur fibre artistique.